Maison textile italienne
Marzotto
Valdagno et l’industrie textile italienne depuis 1836 : une histoire où manufacture, territoire, patrimoine et innovation avancent ensemble.
Marzotto ne raconte pas seulement l’histoire d’un fabricant de tissus. À Valdagno, la croissance de l’entreprise a accompagné la transformation économique, industrielle et sociale de tout un territoire.
De la petite tisseranderie à un groupe textile
La chronologie officielle montre comment l’atelier lancé par Luigi Marzotto s’est progressivement doté de moyens industriels, énergétiques et humains, avant de s’ouvrir à d’autres maisons textiles.
Luigi Marzotto lance une petite activité de tissage lainier à Valdagno.
Sous Gaetano Marzotto Sr, les investissements font passer l’activité artisanale à l’industrie.
Début de la construction de centrales hydroélectriques pour les usines et la collectivité.
Gaetano Marzotto Jr reprend l’entreprise et conduit une phase d’expansion majeure.
Inauguration de la Città Sociale de Valdagno, avec logements, services et équipements.
Le lanificio Guabello rejoint le groupe, tout en conservant son identité propre.
Création de Marzotto Wool Manufacturing, qui réunit les marques lainières.
Marzotto Tessuti demeure une division de Marzotto Wool Manufacturing à Valdagno.
Valdagno — quand l’industrie redessine un territoire
L’expansion de la production attire et emploie une population croissante. Elle appelle des logements, des voies de transport, de l’énergie et des services. La Città Sociale, inaugurée en 1927, matérialise cette articulation entre entreprise et ville.
Ce modèle doit être lu dans son contexte : il apporte des équipements collectifs, mais traduit aussi une organisation paternaliste où l’employeur occupe une place centrale dans la vie économique et sociale. Cette ambivalence historique fait précisément de Valdagno un cas particulièrement éclairant de la modernisation industrielle italienne.
De l’atelier à l’industrie textile
« Industriel » ne signifie pas nécessairement standardisé au détriment de la qualité. Dans le textile, l’intégration peut au contraire accroître la maîtrise technique et la régularité.
Préparer
Sélection des fibres, filature et contrôle des fils déterminent la base du tissu.
Tisser
Des outils réguliers permettent de reproduire précisément armures, poids et dessins.
Finir
Teinture et apprêts façonnent le toucher, la stabilité et les performances d’usage.
Créer
Recherche, archives et capacité d’essai nourrissent des collections très diverses.
Le patrimoine comme matière créative
La Fabbrica Alta est devenue l’un des symboles de l’histoire industrielle de Valdagno. Marzotto en reprend aujourd’hui le nom pour une collection nourrie par ses archives.
La maison indique avoir étudié plus de 2 000 échantillons, livres, imprimés et dessins historiques. Les références sont réinterprétées en 100 % laine ou dans des mélanges laine-mohair, laine-cachemire et laine-soie, destinés au costume, au pantalon ou à la veste.
Trois expressions de la profondeur Marzotto
Fabbrica Alta
Une collection issue du dialogue avec plus de 2 000 documents d’archives, pensée pour donner du relief au classique sans le figer.
Voir la collection officielle →Performance Suite
Fils hi-compact, stretch naturel, résilience et polyvalence : Marzotto travaille ici une laine conçue pour suivre le mouvement et retrouver sa forme.
Voir la collection officielle →Brummell
Des surfaces affirmées et des constructions tridimensionnelles pour blazers, vestes déstructurées et costumes non doublés au registre plus décontracté.
Voir la collection officielle →Marzotto aujourd’hui
Le groupe historique organise un ensemble d’activités textiles et conserve son ancrage à Valdagno.
Créée lors de la réorganisation de 2014, la société réunit les marques actives dans le secteur lainier.
La marque et division textile contemporaine développe les collections Marzotto de tissus fonctionnels, créatifs, éthiques et précieux.
Des indicateurs datés, sans raccourci
Les données suivantes proviennent de la communication officielle du groupe. Elles concernent des périmètres précis et ne constituent pas une comparaison avec d’autres maisons.
Puissance photovoltaïque totale installée, pour une production annuelle annoncée de 9 051 MWh.
À Valdagno, part de l’eau osmosée de procédé produite avec de l’eau récupérée.
Réduction en 2025 de l’indicateur GHG du site de Valdagno par kilomètre de tissu, par rapport à 2019. Le groupe annonce −63 % en intégrant l’électricité renouvelable certifiée achetée.
En pratique chez Max Martins
Choisir selon le projet
La référence se sélectionne selon la saison, l’usage, la couleur, la texture et le budget. Cette largeur de gamme est une force : elle ne réduit pas Marzotto à un positionnement unique.
Marzotto et Guabello : deux identités distinctes
Guabello conserve sa propre histoire, sa sensibilité créative et son implantation dans le Biellese. La maison appartient aujourd’hui à l’écosystème industriel de Marzotto Wool Manufacturing, sans se confondre avec Marzotto Tessuti.
Fiche Guabello en préparationComprendre Marzotto
Qu’est-ce que Marzotto ?
Marzotto est une maison textile italienne née à Valdagno en 1836. Son histoire illustre le passage d’une petite activité lainière à une organisation industrielle de grande ampleur.
Qu’est-ce que la Fabbrica Alta ?
C’est un bâtiment emblématique de l’histoire industrielle de Valdagno. Son nom désigne aussi une collection contemporaine de Marzotto, conçue à partir de l’étude des archives textiles de la maison.
Quel est le lien entre Marzotto et Guabello ?
Guabello a rejoint le groupe en 1991 et fait aujourd’hui partie de l’univers de Marzotto Wool Manufacturing. Elle reste toutefois une maison distincte, avec son histoire et son identité propres.
Les tissus Marzotto sont-ils disponibles chez Max Martins ?
Oui. Max Martins dispose, via son partenaire de confection, d’un accès à une sélection particulièrement large de références Marzotto choisies selon le projet du client.
Marzotto est-il uniquement un fabricant de tissus classiques ?
Non. Ses collections couvrent des registres patrimoniaux, créatifs et fonctionnels, du costume classique aux vestes casual et aux tissus conçus pour le confort contemporain.
Une étoffe doit d'abord avoir une raison d'être.
Les grandes maisons de draperie proposent des catalogues d'une richesse exceptionnelle, parfois composés de plusieurs milliers de références. Pour autant, multiplier les choix n'est pas une finalité.
Chez Max Martins, je fais appel à ces maisons ponctuellement, pour des projets ambitieux, une matière particulière, une couleur remarquable ou simplement lorsqu'une étoffe possède ce petit quelque chose que je ne retrouve pas ailleurs.
Le prestige d'un nom ne suffit pas. Parmi des milliers d'étoffes, l'essentiel reste de trouver celle qui donnera au vêtement son caractère.
Il ne faut pas toutes les avoir.
Il faut trouver la bonne.